Le vol du papillon

«  Ce n’est pas du vide dont souffre l’homme, mais du trop plein et de toutes ces aubes réprimées, de ces nuées d’oiseaux blancs qui n’ont pas pris leur envol. »

Christian Charrière

Je pense que ma plus grande erreur en tant qu’être vivant est de croire que je vaux davantage qu’un brin d’herbe, qu’une fourmi, qu’un papillon. Alors J’arrache l’herbe en chemin, j’écrase la fourmi sous mes pas et capture le papillon dans son envol.

Sans la pleine conscience à chacun de mes instants de mes gestes et de mon lien avec toute chose, je ne réalise pas qu’en réalité c’est une parcelle de moi que j’arrache à l’existence, que c’est une part de moi que je piétine et c’est encore un peu de moi que j’emprisonne, car en privant le papillon de sa liberté, c’est ma propre conception de la liberté que je sacrifie.

Alors qu’il me suffirait de caresser l’herbe au passage, d’observer la progression d’une fourmi et d’admirer la grâce du papillon en pleine voltige. Alors que je pourrais me libérer des limites de mon inconscience ou encore des chaînes de mon intolérance à la différence…

1544485_828689877141645_8823313012688418289_n

 

© Texte, tous droits réservés, Elena Martinez

 

A propos dynamot

Consultante psychosociale et conseillère en développement socioprofessionnel mon centre d'intérêt premier est l'accompagnement de mon prochain dans le respect de son autodétermination ainsi que ma passion pour le pouvoir constructif de certains mots lorsqu'ils sont rattachés à l'action.
Cet article a été publié dans Poésie humaniste. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s