Haïku du 9 septembre 2018

Photo de Éclats de vers (Elena Martinez).

Le ciel s’abeausit
d’un sourire ailé
L’âme se souvient.

© Elena Martinez, 2018

Publié dans Poésie humaniste | Laisser un commentaire

L’écoute active selon Jacques Salomé

Les obstructions à l'écoute. Écouter, c'est une habileté de communication qu'il faut pratiquer consciemment. leprogrammedire.ca

 

« Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Accorde-moi seulement quelques instants
Accepte ce que je vis, ce que je sens,
Sans réticence, sans jugement.

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne me bombarde pas de conseils et d’idées
Ne te crois pas obligé de régler mes difficultés
Manquerais-tu de confiance en mes capacités?

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
N’essaie pas de me distraire ou de m’amuser
Je croirais que tu ne comprends pas
L’importance de ce que je vis en moi

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Surtout, ne me juge pas, ne me blâme pas
Voudrais-tu que ta moralité
Me fasse crouler de culpabilité?

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne te crois pas non plus obligé d’approuver
Si j’ai besoin de me raconter
C’est simplement pour être libéré

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
N’interprète pas et n’essaie pas d’analyser
Je me sentirais incompris et manipulé
Et je ne pourrais plus rien te communiquer

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne m’interromps pas pour me questionner
N’essaie pas de forcer mon domaine caché
Je sais jusqu’où je peux et veux aller

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Respecte les silences qui me font cheminer
Garde-toi bien de les briser
C’est par eux bien souvent que je suis éclairé

Alors maintenant que tu m’as bien écouté
Je t’en prie, tu peux parler
Avec tendresse et disponibilité
À mon tour, je t’écouterai  »

(Jacques Salomé)

Publié dans Psychosocial | Laisser un commentaire

Solitaire

Photo de Éclats de vers (Elena Martinez).

© À l’auteur de la photo

Quelle île fabuleuse pourtant
Que celle qui glisse sur l’océan
Libre de toutes ses entraves
Délestée de nos câbles
Pour la retenir
Pour mieux l’asservir
La pensée en cavale
D’escale en escale

Une île insoumise
L’âme sauvage
Jamais conquise
Refusant l’esclavage
Des conquêtes intégrales
Dévoilant au ciel ses doux rivages
De sable blanc, de coquillages
Éprise du vent du large et d’idéal

Une île solitaire
Qui deviendra presqu’île
Bercée par les flots soyeux
Si dans ce tout ce bleu
Elle élit domicile
Souveraine de sa destinée
Sans drapeau pour la nommer

© Elena Martinez

Publié dans Poésie humaniste | Laisser un commentaire

Citation du 17 août 2018

Image | Publié le par | Laisser un commentaire

Lettre aux malmenés de la vie

The smell after it rains, especially in the desert

Il n’y a pas de voies sans issues, jamais. Que ce soit un grand boulevard goudronné, une petite rue tranquille, une impasse, une route de campagne, un chemin en forêt, une piste dans le sable ou dans les pierres, toutes les voies mènent quelque part, même si ce n’est pas là où l’on voulait aller.
Je sais qu’aligner des mots qui peuvent paraître donneurs de leçons ne règle pas les problèmes des uns et des autres. La peste n’a jamais guéri personne du choléra.
À vous qui traversez un moment difficile, qui ne croyez plus guère en la vie ; à vous qui venez de trébucher sur le chemin que vous aviez choisi ; à vous qui vous vous demandez quoi faire de votre vie ou qui vous demandez ce que vous en avez fait ;
Je n’ai pas de réponses à vos questions, je n’ai que des mouchoirs à vous proposer pour sécher vos larmes, mes bras à vous offrir pour vous réchauffer, mon rire pour soulager votre cœur en peine, ma propre histoire à vous partager non pas pour vous dire : « j’ai aussi souffert », mais pour vous confirmer qu’on revient de tout.
À ceux qui se trouvent à la croisée des chemins, qui doivent bouleverser complètement le cours de leur vie pour construire une autre histoire, ou plutôt continuer leur histoire en choisissant une autre voie que la précédente ; à ceux que je connais et que j’aime et à ceux que je ne connais pas et qui souffrent pareillement ; à ceux que les guerres des Hommes amputent d’une partie de leur cœur ;
Je n’ai toujours pas de réponses, pas de solutions, juste ma conviction profonde que les montagnes se franchissent, les broussailles se démêlent, les rêves perdus se retrouvent même derrière le moindre gravillon du chemin. Même en plein désert il y a des fleurs qui poussent, Théodore Monod, entre autres, a pu en témoigner.
Pour reprendre une expression chère à Abdellatif Laâbi, il convient de reprendre notre bâton de pèlerin fidèle compagnon pour traverser une vie. C’est long et court à la fois, une vie. Elle a les couleurs de l’arc-en-ciel, les saveurs des fruits défendus ou pas (à chacun(e) ses convictions), les odeurs des fleurs et des Hommes, les rires des enfants d’ici et d’ailleurs … Elle renvoie aussi, en écho, les cris des souffrances d’ici et d’ailleurs ; les larmes des enfants des guerres …
La peste ne guérit pas du choléra, disais-je, et je sais que les malheurs des uns ne font pas les bonheurs des autres.
Tout compte fait, la vie est un énorme bouquet avec parfois des plantes nocives. Ce ne sont pas les plus nombreuses puisque nous sommes encore des milliards à peupler cette planète.
Qui que vous soyez, où que vous soyez, où que vous alliez …
Allez-y, sans vous retourner. Votre vie est droit devant vous et elle vous réserve certainement plus de rires que de larmes, plus de beau que de laid.
Belle route !

Merci Monique Delord

Publié dans Psychosocial | Laisser un commentaire

Citation du 14 août 2018

Photo de Éclats de vers (Elena Martinez).

J’ai besoin d’une main qui tienne ma main
Et au bout de tous nos chemins
encore et toujours se souvienne
de la mienne…

© Tous droits réservés, Elena Martinez

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Citation du 13 août 2018

soap-bubble-2013161_960_720

Image | Publié le par | Laisser un commentaire