INÉDITS

Berceau de la lune de Cristian Sainz

L’aube parait subtile

Une grive picore le ciel

Elle a soif de lumière

De liberté et d’indicible

Le bleu céruléen emmailloté

De franges cotonneuses

Se déleste du superficiel

Laissant place au jour démasqué

Les arbres tendent leurs branches

Édifices de feuillages et de ramures

Abris des chrysalides et des mésanges

Confettis fleuris pour seule parure

La brise respire à plein poumon

L’air pur et parfumé

L’homme ne fait plus partie de l’équation

Le ciel, la terre et la mer ce sont réconciliés.

© Elena Martinez, juin 2020