Qui sommes nous ?

LE NOBLE ATTELAGE

Du corps et de l’âme

Selon Frédéric Lenoir  (L’Âme du monde)

(…) L’Âme du monde nous a donnés un précieux attelage composé de deux chevaux et d’un cocher. Les deux chevaux, ce sont le corps physique et le corps émotionnel et psychique. Le cocher, c’est l’âme spirituelle ou l’esprit. Tout au long de la vie, il nous faudra apprendre à maîtriser cet étrange attelage. Car sa bonne marche relève de la parfaite symbiose entre les trois éléments qui le composent. Si le cocher est faible ou inexpérimenté et ne domine pas ses montures, l’attelage ira n’importe où, s’échouera dans un ravin ou errera sans fin. Si les montures sont fatiguées ou mal nourries, l’attelage avancera péniblement. Apprendre à vivre, cela commence donc par apprendre à se connaître et à prendre soin de son corps, de son psychisme et de son âme (esprit), et favoriser la bonne entente de ces trois dimensions de notre être.

(…)  Apprends à connaître, à aimer et à prendre soin du premier cheval, celui de ton corps physique. Découvre par l’expérience ses capacités et ses limites (…) Mais ne cherche pas à dépasser ses limites et ménage-le. Ton corps a besoin de repos. Dors chaque nuit le nombre d’heures nécessaire. Chacun est différent : quand il faut six heure à l’un pour se reposer, il en faut neuf à un autre. Et ces temps de repos évoluent au long de la vie. Ton corps a aussi besoin de se nourrir. La nourriture ne doit pas seulement apporter un plaisir, mais fournir au corps, l’énergie nécessaire.

(…) Il est bon d’aimer son corps, de lui donner du plaisir, d’être attentif à lui. N’écoute pas ceux qui méprisent le corps. Ils sont de deux sortes. Il y a ceux qui ont peur du corps et qui le méprisent au nom des vertus de l’âme. Malgré leurs pieux discours, ceux-là n’ont rien de spirituel qui rejettent ce que l’Âme du monde leur a donné. En méprisant et en maltraitant ce don précieux de la vie, c’est la vie qu’il méprisent.  Et leur âme, à laquelle ils vouent un culte, aura bien du mal à s’épanouir dans un corps diminué ou maltraité. Il y a aussi ceux qui maltraitent le corps en le rendant corvéable à merci, en le sollicitant continuellement sans lui laisser assez de repos, en le nourrissant mal ou trop, en ne l’habitant pas assez consciemment ou en ne l’aimant pas. Certaines personnes ne vivent que dans leur tête, en étant coupées de leur corps. D’autres courent et travaillent sans cesse, sans donner à leur corps l’attention et le repos nécessaires. Tous ceux, qui pour une raison ou une autre, maltraitent ainsi leur corps physique, le payent tôt ou tard en épuisement ou maladies diverses et se privent d’un grand bonheur : celui de sentir l’énergie vitale circuler avec fluidité dans leurs jambes, leur bassin, leur ventre, leur torse, leurs bras, leur nuque, leur crâne. »

(…)  Apprends à connaître, aimer et prendre soin du second cheval, celui de ton corps psychique. Cette seconde monture est invisible par les yeux du corps physique, mais nous sentons son existence à travers notre sensibilité, nos émotions, notre états d’âme. Elle est intermédiaire entre le corps physique et l’esprit, c’est pourquoi on peut aussi bien la qualifier de « corps » que d’« âme » psychique. Or cette dimension psychologique est constamment présente dans notre vécu : nous sommes sans cesse confrontés à des émotions qui influent notre moral, notre bonheur, notre relation aux autres, notre perception de la vie. Il est essentiel d’apprendre à connaître notre psychologie et nos émotions : pourquoi fonctionnons-nous ainsi ? Qu’est-ce qui suscite en moi de la joie ou de la peur, de la colère ou de la tristesse, de l’envie ou du désespoir ? Pourquoi je retombe souvent dans les mêmes travers, les mêmes émotions perturbatrices, les mêmes mécanismes de répétition ? Inversement, qu’est-ce qui me met de bonne humeur, me réjouit, me stimule ?  Un travail d’introspection est nécessaire à une vraie connaissance de soi (…) Or bien des blessures viennent de la petite enfance et nous marquent à vie, suscitant à l’âge adulte des comportements ou des émotions qui entravent notre épanouissement. Plutôt que de vivre enchaînés, il est bon de prendre conscience du problème initial et de tenter de le résoudre dans le moment présent, avec la conscience et les ressources, notamment spirituelles, dont nous disposons aujourd’hui.

(…) Parlons maintenant du cocher. Celui qui doit diriger le corps physique et le corps psychique c’est l’esprit ou l’âme spirituelle (…)  Votre âme spirituelle n’est autre qu’une parcelle infime de l’Âme du monde. C’est par elle que vous vivrez à celle « longueur d’âme » qui relie toute chose et tout être dans l’univers. C’est par elle que vous ressentez la beauté et l’harmonie du monde. C’est par elle que vous pleurez devant un beau paysage ou une œuvre d’art. C’est par elle que vous sentez toute la grandeur de la vie, mais aussi toute la détresse des âmes vides. C’est par elle que vous pouvez donner votre vie pour un inconnu ou ressentir de la compassion pour un étranger. C’est par elle que vous aspirez à une parfaite liberté.  (…) C’est elle qui vous met en quête d’une source qui puisse enfin désaltérer la soif la plus profonde de votre être.

(…) Nos âmes ont des besoins invisibles pour les yeux du corps. Elle se nourrissent de la beauté du monde, du chant d’un oiseau, de quelques notes de musique, d’un rayon de soleil sur la neige. Elles se nourrissent de connaissances, d’études, de savoir. Elles se nourrissent de relation aimantes.

(…) Trop d’hommes auront vécu au fil de leurs instincts, de leurs émotions, ou bien des traditions et des coutumes de leur société, sans jamais avoir fait un vrai choix, sans jamais avoir eu l’intelligence émue par la beauté du savoir, le cœur saisi par la joie du don. Ils auront connu des petits plaisirs, mais pas de grandes joies. Ils auront vécu des amours rassurantes,mais jamais ne celles qui déchirent le cœur et l’agrandissent aux dimensions du monde. Ils auront mangé à leur faim, mais pas connu l’extase de l’âme face au BEAU et au VRAI. Ils auront appris un métier et gagné leur vie, mais sans doute jamais découvert l’activité qui aurait pu les mettre dans l’enthousiasme. Et lorsqu’ils mourront, ils demanderont : À quoi bon vivre ? L’existence n’avait aucun sens !  Où est-il le bonheur auquel j’ai parfois aspiré ? Où est l’amour que j’ai désiré ?Où est-elle la vérité dont on m’a parlé ? Qu’en est-il de la vie dont j’ai rêvé lorsque j’étais enfant ?  Alors on leur répondra : Tu avais en toi un esprit qui pouvait donner un sens à ta vie, te conduire au bonheur et à l’amour véritable, te mener vers la vérité et te faire vivre tes rêves…mais tu l’as ignoré. 

A propos dynamot

Consultante psychosociale et conseillère en développement socioprofessionnel mon centre d'intérêt premier est l'accompagnement de mon prochain dans le respect de son autodétermination ainsi que ma passion pour le pouvoir constructif de certains mots lorsqu'ils sont rattachés à l'action.
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