Utopiste, pourquoi pas ?

Utopie est un doux pays
Où mon âme se réfugie
Pour ne pas sombrer dans la vilenie
Qui nous entoure aujourd’hui…

Elena Martinez

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L’utopie est simplement ce qui n’a pas encore était essayé !

Théodore Monod

L’utopie est la vérité de demain

Victor Hugo

Je crois encore entendre la voix de mon père me dire avec exaspération, Elena toi, tu n’es pas d’ici…il faudra bien que quelqu’un te ramène les deux pieds sur terre. Ce monde appartient aux audacieux et aux opportunistes, les poètes, les rêveurs et les faibles d’esprit ne sont que de simples spectateurs. Toi, ma pauvre fille, tu n’es qu’une jardinière de chimères, un être naïf et déconnecté de la réalité, une tête de linotte, évoluant dans un monde de fées, de bons sentiments, de lutins, d’oiseaux et de fleurs, bref une UTOPISTE.

Il n’en fallait pas davantage pour soulever la curiosité d’une enfant de dix ans. Utopiste? Cela devait assurément être un très vilain défaut dont j’étais affublée ou pire encore une maladie incurable.

Utopiste ? «  Mais qu’est-ce que cela pouvait bien manger en hiver ? » comme disaient mes amis québécois ? Cela n’était pas facile à comprendre à cet âge propice à l’imaginaire et à tous les possibles.

Voilà ce que j’ai découvert depuis :

Étymologie du mot utopie : terme crée par Thomas More (1478-1535) pour le titre de son livre Utopia construit à partir du grec ou, non et topos lieu, c’est-à-dire un lieu qui n’existe pas. Donc, une idée qui apparaît comme irréalisable, illusoire ou chimérique.  Dans son écrit, More, décrit une île imaginaire formant un État idéal, inspiré par la république de Platon, où l’on ne travaille que six heures par jour, où la propriété privée est bannie et où règnent l’égalité et la vertu.

Voici comment Nick Bostrom, philosophe, décrit la vie en pays d’Utopie :

Comment puis-je vous raconter Utopie sans vous mystifier ? Quels mots pourraient traduire la merveille ? Quelles inflexions exprimer notre bonheur ? Quels arguments surmonter votre scepticisme ? Ma plume, j’en ai peur est aussi inapte à la tâche que si j’essayais d’en user contre la charge d’un éléphant. Mais le sujet est si important que nous devons essayer même si les chances sont contre nous. Peut-être lirez-vous à travers les insuffisances de mon exposé.  Avez-vous déjà connu un moment de félicité ? Sur les rapides de l’inspiration, peut-être, où vos mains étaient guidées par une force supérieure pour tracer les formes de la vérité et de beauté ? Ou peut-être avez-vous trouvé un tel moment dans l’extase de l’amour ? Ou dans un succès glorieux accompli avec de bons amis ? Ou dans une conversation passionnante sur une terrasse aux vignes suspendues, sous une nuit au ciel particulièrement étoilé ? Ou peut-être lorsqu’une chanson ou une mélodie s’insinuât dans votre cœur, y allumant la flamme d’une émotion kaléidoscopique ? Ou pendant la prière ? Si vous avez connu un tel instant, connu le meilleur d’un tel instant, alors c’est que vous avez fait une brève escale en pays d’Utopie.

Ce que je ne parviens toujours pas à comprendre à présent que j’ai les deux pieds bien enracinés dans l’âge adulte, c’est qu’il soit si aisé pour l’humain de croire à la notion du mal, du déterminisme, du fatalisme. Et pourtant, sans l’obscur point de clair et vice versa.

Cependant, la notion du bien ou du bonheur fait sourire ses détracteurs comme s’ils n’étaient que des rêves inaccessibles ou encore des éphémérides traversant la constellation de l’impossible bien au-dessus de notre réalité terrestre assujettie à la pesanteur (la pesante peur).

Il faut également, se rendre à l’évidence que le mal se présente rarement seul…Le voilà chevauchant son impressionnante cavalerie aux couleurs flamboyantes dans un tintamarre infernal. Tandis que le bien est un solitaire d’une grande modestie qui passe dans nos vies, sans faire de bruit, sans faire d’esclandre. Il est souvent discret et préfère l’anonymat.

Ma vie à ce jour n’a jamais été un jardin de rose, loin de là,  mais à travers les ronces, j’ai toujours su capter la grandeur et la fragilité  de nos idéaux. Après tout, ne sommes-nous pas tributaires de nos choix. Mon choix est clair…Je rêve d’un monde meilleur pour chacun d’entre nous, et ce, malgré quelques instants de doutes et de découragements. Mon dernier souffle en cette dimension en sera un d’espoir.

Suis-je une utopiste ? Pourquoi pas ? Quoique, je dirai davantage une résiliente qui a choisi la créativité et le positivisme  pour définir ses règles de vie !

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Règle de vie

Soyez les poètes de votre vie.

Osez chaque jour mettre du bleu à votre regard,

De l’orange au bout de vos doigts,

Un sourire dans votre écoute et surtout,

Surtout,  de la tendresse

Dans chacun de vos gestes.

Jacques Salomé

A propos dynamot

Consultante psychosociale et conseillère en développement socioprofessionnel mon centre d'intérêt premier est l'accompagnement de mon prochain dans le respect de son autodétermination ainsi que ma passion pour le pouvoir constructif de certains mots lorsqu'ils sont rattachés à l'action.
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