La violence dans tous ses états ! Troisième partie

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 EN MILIEU ORGANISATIONNEL

« Nous sommes aussi malades que nos secrets. »

John Bradshaw

Comme le précise Marie-France Hirigoyen, psychothérapeute, la victime de violence psychologique devient un objet pour son agresseur, son bouc émissaire, la seule responsable. La victime sera désormais la cible de la violence, évitant à son agresseur la dépression ou la remise en cause. La victime, en tant que victime est innocente du crime pour lequel elle va payer. Pourtant même les témoins finissent par la soupçonner. Tout se passe comme si une victime innocente ne pouvait exister. On imagine qu’elle consent tacitement :

Le propre d’une attaque perverse, c’est de viser les parties vulnérables de l’autre, là où il existe une faiblesse, une faille, car chaque individu présente un point faible qui deviendra pour l’agresseur, un point d’accrochage. »

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Profil de la victime

Les personnes qui sont exposées à des tensions spécifiques sur leur lieu de travail font état d’un ensemble de symptômes :

  • Pleurs, déprime
  • Troubles de la mémoire
  • Abattement
  • Irritabilité, agitation
  • Perte d’intérêt
  • Isolement
  • Perte de confiance et d’estime de soi
  • Nausées
  • Difficultés à s’endormir
  • Troubles gastriques
  • Mal de dos, de nuque
  • Difficultés de respiration
  • Crise de sueur
  • Vertiges, tremblements

L’exposition prolongée aux attaques du harcèlement va entraîner une atteinte parfois irréversible (santé psychique, perte d’emploi, déstabilisation familiale, exclusion sociale).

Voici selon l’analyse de Madame Hirigoyen, les diverses problématiques et symptômes qui s’accumulant les uns aux autres finissent par tracer un portrait clinique assez précis de la victime.

Dans un court et moyen terme :

  • Confusion
  • Doute
  • Stress
  • Peur
  • Isolement

Dans un plus long terme :

  • Choc
  • Colère
  • Honte
  • Décompensation
  • Séparation

Il arrive parfois que la violence psychologique vécue ne laisse en apparence, que des traces bénignes, compatibles avec la poursuite d’une vie sociale pratiquement normale. Les victimes paraissent psychiquement indemnes, mais des symptômes moins spécifiques peuvent persister. Ce peut être de l’anxiété généralisée, de la fatigue chronique, de l’insomnie, des maux de tête, des douleurs multiples ou des troubles psychosomatiques (hypertension artérielle, eczéma, ulcère…), mais aussi des troubles et conduites de dépendance beaucoup plus insidieux (boulimie, alcoolisme, toxicomanie)…

À suivre…

 

A propos dynamot

Consultante psychosociale et conseillère en développement socioprofessionnel mon centre d'intérêt premier est l'accompagnement de mon prochain dans le respect de son autodétermination ainsi que ma passion pour le pouvoir constructif de certains mots lorsqu'ils sont rattachés à l'action.
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