La peur n’est-elle qu’un leurre? Première partie

« Toute l’eau de l’univers ne peut vous noyer, à moins qu’elle ne réussisse à s’infiltrer en vous. »

Mary Manin Boggs

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Combien de fois avons-nous dévié de notre voie, de nos ambitions, de nos plans initiaux pour contourner une peur qui se trouvait sur notre chemin ? Combien de fois nous nous sommes éloignés de nos passions par crainte de perdre quelque chose, de ne pas être aimés, de nous tromper, de perdre notre crédibilité ? Combien de fois  la peur nous figé sur place ?

Pourtant, les peurs sont des indicateurs importants afin de nous permettre de retrouver notre chemin.

Comme la colère ou la tristesse, la peur fait partie des émotions universelles. À l’instar d’un signal lumineux sur un tableau de bord, une émotion comme la peur est porteuse d’une information qu’il est essentiel de décoder et comprendre.

 Jacques Salomé, psychosociologue, affirme que derrière toute peur, il y a un grand désir qui se cache. Alors, il s’agit d’aller voir quel est le désir qui se terre derrière chacune de nos peurs  afin d’identifier ce que vous convoitez vraiment. Celui-ci prétend également que si nous prenons le temps d’écouter ce qui se cache derrière la plupart de nos peurs, nous entendons que beaucoup de désirs sont à l’œuvre en nous, qui n’osent s’exprimer directement, se manifester clairement ni s’énoncer comme ils le devraient :

Ainsi, la peur de ne pas être aimé peut entraîner quelqu’un à se lancer dans une course éperdue vers de multiples rencontres, à la recherche tous azimuts d’une confirmation de sa valeur, de l’intérêt qu’il peut susciter, d’une réponse à son besoin d’être aimable. Pour d’autres au contraire, la même peur de ne pas être aimé peut paralyser, interdire ou fausser la rencontre possible avec l’autre.

Prenons des risques

Comme l’a  bien exprimé Helen Keller :

À la longue, il n’est pas plus sûr d’essayer de fuir le danger que de s’y exposer carrément. La vie est soit une aventure hardie, ou elle n’est rien du tout. Prendre des risques, cela implique de passer à l’action sans avoir la certitude du dénouement.

Prendre des risques, cela implique  que nous passons à l’action sans savoir au départ quel en sera le dénouement. Quand nos pensons au risque, qu’est-ce qui nous vient à l’esprit ? Une menace? Une peur ? Un défi à relever ? Une bonne affaire ? Mais  il faut d’abord sortir de notre zone de confort si nous voulons disposer  d’un champ plus vaste de possibilités…

Comment naît la peur ?

La peur est étroitement reliée au temps et à notre rapport avec ce dernier. En effet, il est impossible d’avoir peur d’un événement qui est déjà passé. Par contre, il est possible d’avoir peur qu’un événement passé, source de souffrance, se reproduise dans notre futur. Nous en faisons une projection comme si nous repassions sans cesse une séquence du même film.

Je partage ici un exemple proposé par Denis Jaccard, coach de vie, concernant la peur :

La peur de parler en public. Je participe à un séminaire ou chacun est invité à se présenter en quelques mots. Alors que mon tour approche, je sens une tension augmenter en moi et mes mains deviennent moites. J’ai peur. Des questions telles que « qu’est-ce que je vais dire? », « est-ce que je vais bégayer ? » ou «  quelles images les autres se feront de moi ? » se bousculent dans ma tête juste avant de prendre la parole ou même pendant que je m’exprime. Ma peur est intimement liée à ce qui peut se passer juste après dans le temps.

Nous avons tous ressenti cette forme de peur que cela soit de parler en public ou de passer une entrevue ou de partager une opinion.  Tout ça, parce que nous reprenons  des expériences vécues, des expériences passées et que nous les transposons dans notre présent et notre futur plus ou moins immédiat.

Ainsi comme l’exprime Monsieur Jaccard :

Le passé conditionne la projection du futur et la projection dans le futur constitue les causes de la peur.

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A propos dynamot

Consultante psychosociale et conseillère en développement socioprofessionnel mon centre d'intérêt premier est l'accompagnement de mon prochain dans le respect de son autodétermination ainsi que ma passion pour le pouvoir constructif de certains mots lorsqu'ils sont rattachés à l'action.
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